Le mariage dans l’islam

 

Le Mariage En Islam (Fatiha ou Nikâh)

 

Le mariage en islam doit respecter certaines regles. ​ En islam, le mariage n’est pas un sacrement, c’est un contrat verbal (qui peut également être écrit) Il n’est pas besoin d’un imam ou d’un cheikh pour obtenir la bénédiction, car celui-ci n’est ni un représentant de Dieu ni Son intermédiaire pour les autres croyants. L’intermédiaire entre Dieu et l’homme est le cœur de ce dernier, mais il faut, pour obtenir la bénédiction divine, également tenir compte du cadre que Dieu a institué. Avant toute chose il faut vérifier chez les futurs époux qu’il n’y a pas de raisons pouvant empêcher la validité du mariage comme l’état de Mahram (voir définitions en bas de pages) dû à la parenté ou à l’allaitement. Dans le mariage musulman il n’y a pas de règles vestimentaires particulières.​
 

Formule d’invocation en préambule : ​

 

Le Prophète a enseigné de réciter, avant toute chose importante – mariage ou autre -, la formule suivante : « Louange à Dieu. Nous faisons ses louanges, nous lui demandons son aide et son pardon. Nous demandons à Dieu de nous protéger contre le mal de nous-mêmes et contre ce que nous avons fait de mal. Celui que Dieu guide, personne ne peut l’égarer. Et celui qu’Il égare, personne ne peut le guider. Je témoigne qu’il y a de divinité que Dieu, qui est seul et n’a point d’associé.​ Et je témoigne que Muhammad est son serviteur et son messager.
 

Le Prophète a enseigné de réciter ensuite

 

Les trois versets coraniques suivants : « O les croyants, craignez Dieu comme il le mérite, et ne mourrez qu’en étant soumis » [Coran 3/102]. « O les humains, craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d’une seule personne de qui il a créé son conjoint. Il a, de ces deux (personnes), disséminé beaucoup d’hommes et de femmes. Et craignez Dieu au nom de qui vous vous demandez, ainsi que les parentés. Dieu vous observe » [Coran 4/1]. « O les croyants, craignez Dieu et tenez des propos droits, Dieu réformera vos actions et pardonnera vos péchés. Et celui qui suit ce que Dieu et son Prophète (ont dit), celui-là a réussi d’un énorme succès » [Coran 70-71]. C’est ce préambule que le Prophète recommandait de réciter (rapporté par de nombreux ouvrages de Hadîths,). ​
 

Accord de l’homme, de la femme et du représentant de celle-ci :

 

Ensuite, l’homme et la femme qui vont se marier expriment devant au moins deux témoins, leur engagement à vivre comme mari et femme. Un Hadîth dit : « Pas de mariage sans responsable (walî) » (rapporté par Abû Dâoûd). Ce Hadîth dis qu’il est nécessaire que le responsable soit présent au moment du mariage et donne son accord, ou bien exprime que ce qui est nécessaire a savoir que la femme qui va se marier ait eu l’accord de ce responsable. L’imam s’assure ensuite de l’accord de l’époux. ​
l’acte de mariage. ​
 

Le douaire (mahr) :

 

Ces deux personnes se seront également, au préalable, mises d’accord sur un montant précis appelé « douaire » ou « mahr » ou dot ), que le mari devra donner à sa femme. Dieu dit dans le Coran : « Donnez aux femmes leur douaire en tant que présent » (Coran 4/4). Par le douaire, l’homme témoigne de son affection pour la femme avec qui il se marie (c’est un présent). il témoigne aussi de son engagement dans cette relation (qui n’est pas temporaire mais perpétuelle).
 
Il montre, en donnant ce présent, qu’il va, conformément à ce que dit l’islam, continuer à dépenser de ses biens pour subvenir aux besoins de la femme qu’il épouse.Le mieux est que le montant du douaire soit également précisé lorsque les deux personnes expriment leurs volonté de vivre ensemble dans ce contrat. Si ces deux personnes s’étaient mises d’accord au préalable à propos d’un montant mais ne rappellent pas ce montant du douaire au moment de conclure le contrat de mariage, cela est aussi valable et c’est ce montant que le mari devra donner à son épouse.
 
Par contre, si ces deux personnes se marient sans s’être mises d’accord sur le montant du douaire (ni avant le contrat verbal ni lors de ce contrat), alors la femme aura droit, comme douaire, à la moyenne de ce que se voient offrir les femmes de sa famille lors de leur mariage. De même, si lors du contrat elles se sont mariées avec comme condition que l’homme ne donnera pas de douaire à sa femme, cette condition est nulle,le mariage reste valable et la femme recevra en douaire la moyenne de ce qu’ont reçu les femmes de sa famille. Il ne faut pas que le douaire soit trop  élevé, ni qu’il soit insignifiant.
 
 

Le Prophète lui-même s’est marié en offrant des douaires allant de quatre cents pièces d’argent (rapporté par an-Nassâ’ï) à cinq cents pièces d’argent (rapporté par Muslim). Quatre cents pièces d’argent représentaient, à l’époque, une somme permettant d’acheter quarante chèvres, ou quatre chameaux, ce qui représente une somme qui, sans être excessivement élevée, est quand même conséquente. L’homme qui va se marier peut également, s’il dispose de

 

revenus trop modestes, fixer un montant conséquent, mais qu’il donnera progressivement à celle qui va devenir son épouse. Une partie au comptant, et le reste au fur et à mesure. Le tout, cependant, est que chacun tienne compte de ses possibilités financières immédiates et sur le long terme.

 

Omar l’a bien dit : « N’élevez pas excessivement les douaires des femmes. Car s’il s’agissait d’une cause d’honneur dans ce monde ou de piété auprès de Dieu, le Prophète l’aurait le plus mérité.

 

Or ni lui n’a offert comme douaire à l’une de ses femmes ni l’une de ses filles ne s’est vue offrir en douaire un montant supérieur à quatre cent quatre-vingt pièces d’argent. Or il arrive qu’un homme élève excessivement le montant du douaire de sa femme, au point qu’ensuite il se mette à la détester en son cœur et à dire « On me demande jusqu’au fil qui attache l’outre » » (rapporté par an-Nassâ’ï). L’Imam ou l’Adoul rappelle donc au moment du mariage le montant de la dot (Mahr) fixée, après quoi le mariage est conclu. Aucune autre cérémonie n’est nécessaire.

 

Éventuelles conditions suplementaires au contrat de mariage:

 

Si les deux personnes s’étaient aussi mises d’accord sur des conditions à propos de leur vie conjugale, elles les énonceront également lors de la conclusion du mariage. « Les conditions qui méritent le plus d’être appliquées sont celles qui ont été faites lors de ce qui a rendu licite les relations intimes (rapporté par al-Bukhârî). Mari et femme devront alors respecter ensuite ces conditions.

 

Toutes les conditions formulées lors d’un contrat de mariage ne sont cependant pas forcément valables. Sont ainsi nulles : – la condition qui contredit une règle claire de l’islam (comme par exemple dire « Nous nous marions, mais à condition que chacun laisse à l’autre la possibilité de lui être infidèle »), – la condition qui contredit l’un des objectifs du mariage (« Nous nous marions à condition que nous n’ayons pas de relations intimes »), – la condition qui contredit l’organisation du mariage (« Je te prends comme épouse à condition que je ne te donne pas de douaire » ou « à condition que c’est toi, l’épouse, qui paies ensuite mes dépenses »), – la condition qui touche un des droits d’une autre personne que le mari et sa femme (« Je t’accepte comme époux à condition que tu divorces de ton autre épouse »). Par contre, sont valables les conditions qui n’entrent pas dans une des catégories ci-dessus, comme par exemple celle de dire : « Je te prends comme époux à condition que tu ne prendras pas de seconde épouse tant que nous resterons mari et femme ». ​

 

Annonce du mariage :

 

Le mariage ne doit pas être gardé secret mais annoncé. Il est recommandé après le mariage de faire un repas, en fonction de ses possibilités financières, et de convier à cette occasion des personnes de la famille et des amis. Le degré minimal de cette annonce est la présence d’au moins deux témoins musulmans lorsque les parties voulues concluent l’acte de mariage (le contrat verbal cité plus haut). Le Prophète a dit : « Pas de mariage sans responsable(wali) (concernant le tuteur, ce doit être un homme, musulman, sain d’esprit, majeur, libre, et équitable. ) et deux témoins ». Sans cette « annonce » minimum que constitue la présence d’au moins deux témoins au moment de l’acte de mariage, le mariage n’est pas valide (d’après la majorité des savants).

 

En plus de ce degré minimal, le mieux est que le mariage soit également annoncé aux proches, aux amis, bref aux gens dans la mesure du possible. Le Prophète a ainsi dit : « Annoncez le mariage » (cité dans Adâb uz-zafâf, p. 111), « Ceci est un mariage et non de l’adultère. Annoncez le mariage C’est bien une des raisons pour lesquelles le Prophète a recommandé chants et musique après